4. Contacter les médias

Les radios et les télévisions régionales publiques et privées diffusent des journaux dans lesquels elles peuvent parler de votre actualité.

La presse spécialisée, hebdomadaire et mensuelle, la presse municipale et les sites internet peuvent aussi être intéressés par le sujet que vous voulez porter à la connaissance du public, ainsi que les agences comme l’AFP (Agence France Presse) dont les journalistes sont déployés un peu partout dans le pays.

En région, au regard de leur audience importante mais aussi par méconnaissance des médias alentours, les quotidiens locaux sont toujours les plus conviés à un rendez-vous presse.

Pourtant, tout le monde ne lit pas les journaux, et les radios sont très écoutées en voiture !

● Renseignez-vous sur le potentiel médiatique

Consultez l’annuaire, interrogez votre vendeur de journaux ou questionnez la rédaction de votre quotidien local favori.

Vous pouvez aussi écouter les radios de proximité, notamment le matin avant 9h, pour savoir quel type d’information elles diffusent (lecture de la presse quotidienne ou sujets développés sous forme d’interview).

Mais n’envoyez pas d’invitation à des médias parisiens si votre activité ne dépasse pas votre département ou votre région, cela n’a aucun intérêt !

Pensez aussi à la télévision (France 3 par exemple) et aux blogs de passionnés en faisant une recherche par mot-clé sur un moteur de recherche avec votre commune ou votre département, et en visitant les annuaires de sites internet.

Vous découvrirez aussi la richesse des informations diffusées par la presse en ligne.

Les pages Facebook et les fils Twitter sont aussi des indicateurs de l’activité des médias locaux.

● Quand (et comment) envoyer l’invitation ?

Je pense qu’il faut communiquer l’information une dizaine de jours à l’avance au moins. Si vous ne pouvez pas faire autrement, en cas d’actualité brûlante, évitez d’envoyer une invitation le vendredi en fin d’après-midi pour une conférence de presse le samedi matin ou le lundi matin.

Attention : la presse hebdomadaire et la presse mensuelle… ont besoin d’un délai supplémentaire pour anticiper les sujets.

● Pour ne pas finir à la corbeille

Soyez vigilant par rapport au nom de l’expéditeur indiqué dans votre boîte mail, car le journaliste destinataire doit bien vous reconnaître et ne pas penser qu’il s’agit d’un spam ou d’un virus.

N’oubliez pas d’indiquer l’objet précis du courrier électronique, sinon votre message sera purement et simplement mis à la corbeille.

La formule « conférence de presse + le sujet » dans l’objet du message fonctionne en général très bien, car elle attire la curiosité.

Demandez aussi un accusé de réception.



Envoyer la même invitation aux rédactions locales du même journal peut-être utile. C’est de la popote interne ensuite, même s’il arrive parfois que deux journalistes d’un même média se déplacent sur le même événement.

Ne soyez pas frustré : vous n’êtes pas obligé de connaître l’histoire, la ligne éditoriale ou le tirage (ou l’audience) d’un média pour inviter son représentant. De même, celui-ci connaît-il votre activité à fond ?

Rappelez-vous qu’il s’agit d’un échange de bons procédés : le média a des sujets potentiels à publier, et pour cela, il parle de vous, gratuitement.

Si vous avez affaire à un journal ou à une radio qui a une diffusion régionale, n’hésitez pas à demander que l’article paraisse dans plusieurs éditions ou sur plusieurs antennes. Ce n’est pas garanti, mais on ne sait jamais, surtout si ce que vous présentez est original.

● Et si je veux relire (ou écouter) un article (ou une interview) avant sa parution ?



Vous n’êtes pas maître du texte à paraître, car le journalisme, ce n’est pas du publireportage. Si vous estimez qu’un article ne reflète pas les idées que vous avez voulu exprimer, vous pouvez réclamer un droit de réponse.

En général, il est malvenu de demander à lire l’article ou à écouter le sujet avant sa parution ou avant sa diffusion.

Pour un article ou une interview, contactez bien la rédaction des médias, et non le service commercial, parce que ce dernier pourra vous orienter vers un partenariat financier.

Or, un journaliste est censé parler de vous gratuitement (sauf accords commerciaux : on peut illustrer un article avec le témoignage d’un annonceur, mais il s’agit d’un mélange des genres discutable…)

● Je relance ou pas ?

Il est inutile de contacter plusieurs fois un média les jours précédents pour demander si un journaliste viendra à la conférence de presse.

Envoyez plutôt un mail de rappel.

Le Oui et le Peut-être auront valeur de Non à cause de l’actualité changeante et de la fameuse conférence de rédaction.

Il y a néanmoins des exceptions : les journalistes peuvent avoir pris des rendez-vous de leur plein gré, pour préparer des dossiers, et ils seront en mesure de vous dire s’ils seront présents ou absents.

Idem pour les déplacements ministériels et les conférences de presse dans les enceintes militaires qui nécessitent souvent de s’accréditer quelques jours avant, c’est-à-dire de donner le nom et le n° de carte de presse du journaliste qui sera présent et donc indisponible pour un autre rendez-vous.


Retrouvez les conseils de l’auteur dans cette vidéo.

Vidéo : Réussir sa conférence de presse (Christophe Pluchon)

Le talon à renvoyer

Les rédactions sont invitées à le remplir pour indiquer si un journaliste ou un correspondant, et lequel, sera présent à la conférence de presse (et au déjeuner qui suivra).

Ce coupon est très rarement renvoyé, et il n’est donc pas nécessaire de le préparer. Vous pouvez, plus simplement, demander que l’on vous confirme une présence par retour de mail ou par téléphone. Mais là encore, rien n’est garanti.

Vous comprenez donc qu’il est donc difficile de savoir précisément combien de journalistes seront présents à votre rendez-vous presse, même une heure avant son démarrage.

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